Petite histoire sommaire de la photographie à travers les fonds des Archives de Paris
Parmi les fonds conservés aux Archives de Paris figurent des milliers de photographies, dont la plus ancienne date de 1855, et la plus récente de 2026. Certaines sont signées des plus grands noms de cet art, d’autres resteront des œuvres à jamais anonymes.
Provenant de versements d’archives publiques réglementaires, ces images documentent une variété d’activités pilotées ou contrôlées par les administrations parisiennes : commerce et création (photographies de dessins et modèles déposés, petits métiers de rue…), urbanisme (travaux haussmanniens, construction du périphérique, travaux sur des ouvrages d’art…), justice (scènes de crime de dossiers de procédure correctionnelle…), assistance publique (portraits d’enfants)… Le plus souvent, elles sont mêlées à des documents papier et peuvent contribuer à la compréhension du dossier dont elles sont constitutives, comme dans les dossiers de procédure judiciaire.
Les photographies d’origine privée entrées aux Archives par voie dite extraordinaire (achat, don, legs) viennent quant à elles diversifier les points de vue sur Paris ou l’ancien département de la Seine.
En 2026, à l’occasion du bicentenaire de l’invention de la photographie, les Archives de Paris dressent un inventaire non exhaustif des techniques et objets photographiques répertoriés dans ses fonds (ferrotype, héliogravure, plaques de verre…), et révèlent l’usage de ces photographies archivées (scènes de crime, photo de classe…), là où la représentation de la vérité par la photo a, dès l’invention du médium, suscité le débat.
Pour conclure ce tour d’horizon nécessairement sommaire, une présentation des photographes de renom présents dans les fonds est proposée, de Marville à Bettina Rheims, en passant par Charles Lansiaux et Laure Albin Guillot.