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Photographie du projet du monument à l’amiral de Coligny, 1881. Archives de Paris, VM32-37/supplement 35.

Post du 22 août 2020

Le 22 août 1572, l’amiral Gaspard de Coligny (né le 16 février 1519 à Châtillon-sur-Loing dans le Loiret), l’un des principaux chefs huguenots et proche conseiller du roi Charles IX, est blessé lors d’une tentative d’assassinat à l’arquebuse, dont le coupable parvient à s’enfuir. Les historiens se divisent encore sur le commanditaire et sur l'existence d'une planification des massacres qui suivirent. Ce qui est certain, c'est que Catherine de Médicis, soutenue par le duc de Guise, redoute que Charles IX n’engage la France dans une guerre coûteuse et difficile contre l’Espagne, sur les conseils de Coligny qui jouit d’un ascendant fort sur le roi. Les nombreux protestants venus à Paris pour le mariage d’Henri de Navarre et Marguerite de Valois le 18 août réclament justice et la colère gronde... Charles IX demande une enquête. Mais dans la crainte, peut-être, d'une insurrection protestante, Catherine de Médicis, le duc d’Anjou (futur Henri III) et la faction catholique dure du Conseil étroit du roi, parviennent à le convaincre d’ordonner la mise à mort des chefs huguenots. Ainsi commence, dans la nuit du 23 au 24 août 1572, le massacre de la Saint-Barthélemy, paroxysme de tensions religieuses et politiques multiples et l’un des épisodes les plus sanglants des guerres de religion qui déchirent la France au XVIe siècle. Au matin du 24 août, pris de remords, Charles IX demande l’arrêt immédiat des tueries, mais le pouvoir royal semble incapable de les arrêter et le massacre se poursuit pendant plusieurs jours, avant de s’étendre à une vingtaine de ville de province. Déjà blessé, l’amiral de Coligny est sauvagement assassiné chez lui, le 24 août 1572.
En 1881, le comité Coligny lance une souscription nationale pour l’édification d’un monument dédié à Gaspard de Coligny. Symbole de réconciliation œcuménique sous l’égide de la République, le monument est l’œuvre du sculpteur Gustave Crauk (1827-1905). Haut de 10 mètres, il représente l’amiral entouré de deux allégories, la Patrie et la Religion. Il est érigé dans le chevet du temple de l'Oratoire du Louvre, dans le premier arrondissement, à quelques mètres de l’endroit où Coligny fut assassiné, ce que rappelle une plaque à sa base.

Les Archives de Paris conservent dans les dossiers relatifs à l’Oratoire du Louvre, la requête émise par le comité Coligny pour placer le monument sur le chevet du temple, propriété de la municipalité parisienne.

Images : photographie du projet du monument à l’amiral de Coligny, 1881. Archives de Paris, VM32-37/supplement 35.

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