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Enfants assistés

Les Archives de Paris conservent des documents relatifs aux enfants assistés depuis 1639. À cette époque, l’assistance est assurée par des établissements hospitaliers (hospice des Enfants-trouvés, orphelinat du faubourg Saint-Antoine et hospice de la Pitié). En 1838, ces établissements fusionnent sous l’autorité de l’administration de l’Assistance publique. On parle d’Hospice des enfants trouvés et orphelins, puis de Service des enfants assistés qui relève de l’Assistance publique, et ce jusqu’en 1961. C’est alors au tour de la préfecture de la Seine de se charger de la gestion des enfants assistés, puis à partir de 1985 du département de Paris. On parle aujourd’hui de l’Aide sociale à l’enfance (ASE).

Le vocable général d’enfant assisté recouvre plusieurs réalités :

  • les enfants trouvés, abandonnés et orphelins sont dits « trouvés » (de 1639 à 1858) ou « assistés » (de 1859 à 1906) ;
  • en 1881, le statut des « enfants moralement abandonnés » est créé pour les enfants âgés de 12 à 16 ans et/ou dont les parents ne peuvent assurer l’éducation, d’un point de vue matériel ou moral ;
  • à partir de 1907, ces différentes catégories sont appelées  pupilles de l’assistance, puis de l’État ;
  • en outre, la catégorie des enfants en dépôt (à partir de 1841), puis enfants temporairement recueillis (après 1907) désigne des enfants admis provisoirement : l’enfant peut ensuite soit être repris par ses parents, soit être définitivement admis dans la catégorie des enfants assistés, puis pupilles de l’Assistance ;
  • enfin, la catégorie des enfants secourus (à partir de 1873) désigne des enfants dont les parents sont financièrement aidés.

Les Archives de Paris conservent les dossiers individuels entre 1639 et 1922 (année d’admission de l’enfant, correspondant à l’ouverture du dossier), consultables en salle de lecture. La consultation préalable des répertoires alphabétiques des admissions permet d’identifier le numéro de matricule de l’enfant. Ils sont numérisées de 1742 à 1940 et consultables en ligne jusqu’en 1915.

Peuvent aussi être consultés, les documents relatifs aux placements en pension, en apprentissage ou en province. Une fois recueilli par l’Assistance, l’enfant est envoyé en province et placé dans une famille d’accueil. Très fréquemment il fait souche dans la région de sa famille nourricière. À l’âge de travailler (vers 10-12 ans au XIXe siècle), il continue de vivre dans sa famille d’accueil ou bien, si celle-ci ne peut l’employer, il est mis en apprentissage chez un artisan, un commerçant (à Paris ou en province) ou dans une ferme.

Consulter la fiche d’aide à la recherche

Consulter les répertoires annuels des admissions de 1742 à 1914

 

Origine des documents : hôpital des enfants trouvés, Assistance publique-service des enfants assistés de la Seine
Dates des documents : 1639-1922
Cotes : D3X4 1-228, 2Mi 2, D2HDEPOT/ENFANTSTROUVES, D4X4 1-568, D5X4 1-3942, D6X4 1-419, 796-1259
Référence de l’instrument de recherche : I.8.1

 

Sources complémentaires

  • 13 PH 1-2 : journal du directeur de l'agence d'Écommoy et de l'agence d'Avallon (1910-1937)
  • pour les dossiers postérieurs à 1922, voir au bureau des droits de l’enfant et de l’adoption, 54 avenue Philippe Auguste, 75011 Paris

 

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