Mercredi 1er juin 2022 : héliogravure plane

Travaux des élèves de l’école Estienne : plaquette commémorative réalisée en l’honneur de Jean-Pierre Lampué, s.d. [1914-1920]. Archives de Paris, 3864W 34.

Le mercredi de la photographie

Le mercredi de la photographie

 

L’héliogravure est une technique d’impression photomécanique directe, consistant à graver sur une plaque métallique une image obtenue par réaction chimique à la lumière du soleil, d’où son nom. Le support métallique est ensuite encré et l’image imprimé sur un support, le plus souvent du papier, à l’aide d’une presse. Les premières expérimentations remontent aux origines même de la photographie, dans la première moitié du XIXe siècle. On distingue l’héliogravure rotative, utilisant une matrice circulaire avec une trame visible sur une presse industrielle, de l’héliogravure plane artisanale, qui permet d’obtenir des niveaux de gris. Ces deux méthodes reposent sur un procédé d’impression en creux : l’encre est appliquée dans les creux de l’image à imprimer, et non à sa surface. Elle permet de produire un volume important de tirages tout en préservant une grande qualité d’impression.

Utilisée notamment pour les livres et les tirages photographiques d’art, l’héliogravure est répertoriée à l’inventaire des savoir-faire du patrimoine culturel immatériel en France.

Au début du XXe siècle, l’héliogravure plane fait partie des enseignements dispensés à l’école Estienne, comme en témoigne cette plaquette commémorative réalisée par les élèves en l’honneur de Jean-Pierre Lampué (1836-1924). Photographe spécialisé dans l’architecture, Lampué est aussi le doyen des conseillers municipaux de Paris.

Image : travaux des élèves de l’école Estienne : plaquette commémorative réalisée en l’honneur de Jean-Pierre Lampué, s.d. [1914-1920]. Archives de Paris, 3864W 34.