Mercredi 13 avril 2022 : Le ferrotype (36Fi 77)

Portrait d’homme, s.d., ferrotype. Archives de Paris, 36Fi 77.

Le mercredi de la photographie

Le ferrotype est un procédé photographique monochrome, faux positif direct sur plaque de métal, puisqu’il s’agit en fait d’un négatif dont l’image est perçue comme positive, les grains d’argent révélant les parties claires (nous vous renvoyons une nouvelle fois vers le glossaire élaboré par l’ARCP sur le site de Paris Photo pour approfondir les spécificités techniques de ce procédé).

Le ferrotype est développé en France dès 1852 par le physicien Adolphe-Alexandre Martin (1824-1896), mais c’est aux États-Unis qu’il rencontre le plus de succès, notamment pendant la Guerre de Sécession, sous le nom de « melainotype » ou « tintype ». De fabrication rapide et peu onéreuse, il est largement diffusé par les photographes ambulants.

Utilisé pour la prise de vue de portraits, les ferrotypes sont habituellement de petits formats, le plus répandu étant le format carte de visite. Celui-ci, entré en 2017 aux Archives de Paris grâce au don de la famille d’André Parsy (fonds conservé sous la cote 36Fi), en est un bel exemple, son format étant de 5,6cm x 4,5cm. Ils sont le plus souvent présentés dans des montages en carton ou en papier rigide, l’image apparaissant grâce à une ouverture ovale ou carrée. L’altération la plus courante de ce procédé est l’apparition de rouille entre la plaque de métal et l’image.

Image : Photographies de la famille d’André Parsy : portrait d’homme, s.d., ferrotype. Archives de Paris, 36Fi 77.

Portrait d’homme, s.d., ferrotype. Archives de Paris, 36Fi 77. Portrait d’homme, s.d., ferrotype. Archives de Paris, 36Fi 77. Portrait d’homme, s.d., ferrotype. Archives de Paris, 36Fi 77.