Mercredi 24 novembre 2021 : Le miroir d’argent

Siège très ouvragé, s.d. Archives de Paris, 11Fi 2707.

Le mercredi de la photographie

Un grand nombre de procédés photographiques ont pour base la même technologie : un support, recouvert d’une émulsion composée d’un liant et de la matière sensible à la lumière qui va restituer l’image. D’autres couches peuvent venir s’ajouter, en fonction de la technique photographique employée.

Tous les objets photographiques peuvent être sujets à des détériorations, quel que soit leur procédé. Ces altérations sont chimiques (inhérentes au procédé lui-même), ou mécaniques (c’est-à-dire exogènes, comme des déchirures ou des lacunes) ; elles racontent la vie de cet objet.

Peut-être avez-vous déjà observé sur des photos anciennes un reflet argenté, plus prononcé sur les parties sombres de l’image. Cette altération particulière s’appelle « miroir d’argent » ; elle est intrinsèque au procédé lorsque la substance photosensible utilisée est l’halogénure d’argent. Si la photographie est soumise à un fort taux d’humidité, des ions d’argent mobiles se forment et deviennent de l’argent métallique, qui remonte à la surface de l’image.

De nos jours, les professionnel.les de la restauration considèrent qu’il ne faut pas intervenir sur ce type de détérioration, car elle est constitutive de l’objet.

Image : siège très ouvragé : 2 têtes de lion, les ailes formant les accoudoirs. En haut, couronne de monarque, 43,2 x 31,1 cm, s.d. Archives de Paris, 11Fi 2707.

Siège très ouvragé, s.d. Archives de Paris, 11Fi 2707. Siège très ouvragé, s.d. Archives de Paris, 11Fi 2707.