17 février 1871 : Adolphe Thiers est élu chef de l'État

Note du directeur de la Voie publique et des promenades de Paris, 22 février 1871. Archives de Paris, VD6 1567.

Le 17 février 1871, l’Assemblée nationale nouvellement élue et réunie à Bordeaux choisit Adolphe Thiers comme chef du pouvoir exécutif de la République française. Désormais chef de l’État et du gouvernement, c’est lui qui devra négocier la paix avec l’Allemagne. Conservateur libéral, membre du parti de l’Ordre, il a déjà derrière lui une longue carrière politique, au cours de laquelle il s’est longtemps montré en faveur d’une monarchie constitutionnelle. Par cette élection, la majorité signifie clairement sa volonté d’en finir rapidement avec la guerre, mais aussi avec les velléités insurrectionnelles qui agitent Paris depuis le début du siège.

Avec les négociations commencent les opérations de désarmement et de démolition des barricades érigées aux portes de Paris, opérations qui ont pour double avantage de préparer la paix et de prévenir un éventuel soulèvement.

Tout comme elles conservent une documentation relative aux travaux de défense (que nous évoquions ici au tout début de ces commémorations du cent-cinquantenaire de la guerre franco-prussienne) les Archives de Paris conservent des témoignages de ces démolitions.

Cette note fait état d’une demande du maire du 7e arrondissement. Ce dernier, dans une volonté d’aide aux nécessiteux et aux ouvriers sans travail de son arrondissement, propose le concours de ses derniers pour la démolition des barricades. Le directeur de la Voie publique et des promenades de Paris décline cette offre, en raison d’une absence de crédit pour effectuer ces travaux, confiés à la Garde mobile, soit une main-d’œuvre sans surcoût.

Image : administration communale : mairie du 7e arrondissement. Note du directeur de la Voie publique et des promenades de Paris, 22 février 1871. Archives de Paris, VD6 1567.